Genre : Romance S/J
Résumé : Visite inattendue
Spoilers : Sam colonel, Jack à Washington
Note : C'est ma 2e fanfiction,
je ne suis pas du tout satisfaite du résultat
mais j'ai beau la relire je n'arrive pas
à l'améliorer...
Disclaimer : Pas à moi, pas d'argent
__________________________________________________________________
Aujourd'hui c'est son anniversaire. Et je suis là, devant chez elle. Je suis comme paralysé, debout dans l'allée, devant SA maison. Je n'arrive pas à avancer, et je ne puis imaginer repartir. Je suis comme hypnotisé par sa silhouette que j'aperçois de temps en temps par la fenêtre.
Le temps passe, la nuit tombe. Je n'ai toujours pas bougé.
Soudain, la porte s'ouvre. Et elle est là, devant moi. Elle s'approche et, doucement, me prend par le bras et m'emmène avec elle. Silencieusement, elle me fait asseoir dans le salon, va refermer la porte et revient s'installer près de moi. Elle me regarde, soucieuse, des questions plein les yeux.
Et moi, je ne sais pas quoi lui dire.
« Daniel m'a dit que c'étais votre anniversaire aujourd'hui. »
Le silence. Encore.
« Alors je me suis dit que je devrais vous le souhaiter... »
Elle baisse les yeux.
« Mon général, un coup de fil aurait suffit. »
Elle a raison. Tristement raison.
« Carter, je suis désolé...
- De quoi êtes vous désolé ? »
Je réfléchis. De beaucoup trop de choses en fait.
« D'être parti.
- Je ne vous en veux pas.
- Je sais.
- Alors pourquoi êtes vous désolé ?
- Parce que moi je m'en veux. »
Elle baisse les yeux.
Elle ouvre la bouche, comme pour dire quelque chose, puis la referme.
Elle replace nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille.
« Pourquoi êtes vous parti ? »
Elle relève la tête et me regarde.
« Je... je n'avais pas le choix... »
Ses sourcils se froncent. Elle ne comprend pas.
« Je ne pouvais pas rester.
- Mais pourquoi ?
- Parce que.. Je ne pouvais plus. »
Elle se lève brusquement et sort de la pièce. Déboussolé, j'hésite à la suivre, mais elle revient déjà. Elle me jette une couverture et s'adresse à moi, froidement et sèchement :
« Je vais me coucher. Quand vous aurez décidé de me parler de ce qui vous amène ici faites moi signe. Bonne nuit général. »
Et la voila repartie. J'entends une porte claquer violemment, et puis plus rien. Je reste là, sur son canapé, immobile et comme figé. Et enfin, je me décide, je réagis. Je monte prudemment les escaliers, et m'arrête devant une porte que je sais être celle de sa chambre. J'hésite un instant, puis frappe.
Elle ne répond pas. J'insiste. N'obtenant toujours aucune réponse de sa part, je m'apprête à redescendre quand je l'entend sangloter doucement. J'ouvre alors la porte pour la trouver assise sur son lit, la tête entre les mains, en larmes.
Je me précipite vers elle et m'assois à ses côtés.
« Sam... Je... Je suis désolé, je ne voulais pas... »
Elle relève la tête et me regarde.
Son visage ravagé me frappe considérablement, et je sens à mon tour les larmes monter. Refusant de les lui montrer, je passe mon bras derrière ses épaules et l'attire contre moi. Au début récitante, elle finit par se laisser faire et s'abandonne contre mon torse. Je passe mon autre main dans ses cheveux, et murmure :
« Ça va aller, ne pleurez pas.. »
Elle me répond presque inaudiblement :
« Non ça ne va pas aller.
- Pourquoi ? Pourquoi ça n'irait pas ?
- Parce que vous allez repartir... »
Surpris, je ne trouve rien à lui dire... Elle relève une nouvelle fois la tête vers moi et me fixe.
« Vous allez fuir, je ne sais pas quoi, mais vous allez fuir. Sans même penser aux conséquences de ce que vous faites. Sans même penser à ce que les autres peuvent ressentir...
- Sam...
- N'essayez pas de me faire taire, vous n'y arriverez pas. J'en ai marre de me taire ! Vous êtes parti il y a 8 mois, et ne m'avez JAMAIS demandé ce que je pouvais bien en penser. Vous n'avez absolument pas tenu votre promesse. Vous aviez dit que vous seriez toujours là, et vous êtes parti, mais je ne vous en veux pas. Je vous en ai voulu au début, mais je ne vous en veux plus. Et aujourd'hui vous avez le culot de vous pointer chez moi le jour de mon anniversaire, sans rien m'expliquer, et encore une fois vous vous foutez de ce que je peux bien ressentir !!
- Carter, vous vous trompez. Je ne m'en fous pas.
- Mais alors prouvez le !!! Arrêtez de fuir et expliquez moi !!!! » Son ton dur et presque agressif me fait sursauter.
« Mais vous savez pourquoi je suis parti ! Vous le savez aussi bien que moi !!!!
- NON ! Non je ne le sais pas !! »
Elle est en colère. J'le vois dans ses yeux. Je l'ai énervé. Je sens que je n'vais pas aimer ce qui va suivre.
« Je suis parti parce que..
- Parce que QUOI ?!
- Parce que je n'pouvais pas rester. Il fallait que j'm'en aille !
- Mais POURQUOI ?!
- MAIS PARCE QUE J'VOUS AIMAIS BORDEL !!!!! »
Et merde, c'est sorti tout seul. Elle a l'air troublée, et moi, je ne sais plus où me mettre. Il faut que j'parte, je n'peux pas rester là après ce que j'viens de dire. Je me lève et sors de sa chambre rapidement, presque en courant. Je récupère ma veste dans le salon et me dirige vers la porte d'entrée quand je me retrouve en face d'elle. Je ne l'ai même pas entendu descendre. Je n'ose pas la regarder, j'essaye de passer quand même mais elle m'en empêche.
« Jack, regardez moi. S'il vous plaît.. » Je lève timidement les yeux vers elle.
« Est-ce que... Est-ce que c'est vrai ? Vous êtes parti à cause de moi ? » Je n'sais pas quoi lui répondre.
« Jack, répondez moi...
- Je n'savais plus quoi faire.
- Vous auriez pu m'en parler...
- Non.
- Si, bien sûr que si !
- Et qu'est-ce que ça aurait changé ?
- ...
- C'est bien ce que j'pensais. Rien du tout.
- Mais si, ça aurait tout changé ! On n'en serait pas là aujourd'hui ! J'aurais essayé de vous faire changer d'avis, je vous aurais convaincu !
- De toutes façons, maintenant c'est trop tard !
- En êtes vous sûr ? »
Ses yeux ne quittent plus les miens, je peux y lire de l'espoir, mais aussi cette petite étincelle qui m'a tant manqué. Je sens mon c½ur s'emballer, une boule se forme dans ma gorge. Ne sachant plus quoi dire, j'approche doucement mon visage du sien, m'arrêtant à quelques centimètres de ses lèvres. Puis je n'ose plus bouger, j'attends sa réaction. Pendant une seconde elle ne bouge pas, elle reste là, comme hypnotisée par ma bouche si proche de la sienne. Finalement elle pose sa main sur ma nuque et m'attire à elle pour m'embrasser. Au contact de ses lèvres sur les miennes je me sens vaciller, je ne contrôle plus rien, tout ce qui n'est pas elle n'a alors plus aucune importance. La douceur de ses lèvre, son odeur, son corps contre le mien, sa façon de s'accrocher à moi comme si sa vie en dépendait me rendent fou. Elle passe ses mains sous mon Tee shirt, se colle encore un peu plus a moi, sa bouche ne quitte plus la mienne, mes mains parcourent son corps...
Je sais alors que plus jamais je ne me séparerai d'elle. Ni rien ni personne ne pourra plus nous éloigner l'un de l'autre.
Nous resterons ensembles.
Pour toujours.